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Votre site existe depuis deux ans, il est plutôt joli, et pourtant il ne ramène presque personne. Avant de refaire le design ou d'ouvrir un budget publicitaire, il y a une étape que la plupart des PME sautent : regarder froidement ce qui bloque. C'est exactement ce que fait un audit SEO. Bonne nouvelle, la partie qui rapporte le plus ne demande ni licence à 300 euros par an ni compétence de développeur : elle demande une méthode, deux heures au calme, et de noter ce que vous trouvez.
Cet article vous donne cette méthode : six passes successives, une checklist de 38 points à cocher directement dans la page, et le modèle de rapport que nous remplissons pour nos clients, prêt à copier dans votre tableur. À la fin, vous n'aurez pas seulement une liste de problèmes, vous aurez un ordre de passage.
Un audit SEO qui ne produit pas de plan d'action n'est pas un audit
C'est le piège numéro un, et il concerne autant les audits maison que certains rapports vendus par des agences. Vous lancez un outil en ligne, il crache 340 erreurs, un score de 47/100 et une jolie couleur rouge. Vous refermez l'onglet. Rien ne change.
Un audit utile se juge à trois choses, et le score n'en fait pas partie :
- Des constats hiérarchisés : une balise title dupliquée et un site entièrement bloqué par le robots.txt ne sont pas le même problème, même si l'outil les affiche sur la même ligne.
- Une cause identifiée : « 42 pages non indexées » n'est pas un constat, c'est un symptôme. Le constat, c'est « 42 pages produits sont en canonique vers la page catégorie ».
- Un ordre de passage : ce que vous faites lundi matin, ce que vous faites ce trimestre, et ce que vous ne ferez jamais parce que le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Gardez donc un tableur ouvert pendant tout l'audit. Chaque anomalie repérée devient une ligne. Le modèle de rapport plus bas vous donne les colonnes exactes. Sans ce document, vous aurez passé deux heures à vous inquiéter, pas à progresser.
Les quatre outils gratuits à ouvrir avant de commencer
Vous n'avez besoin d'aucun abonnement pour la quasi-totalité de ce qui suit. Ouvrez ces quatre onglets, ils couvrent les six passes.
Votre poste de travail d'auditeur
La seule source qui vous dit ce que Google voit réellement de votre site : pages indexées et motifs de refus, requêtes qui vous amènent du monde, positions moyennes, Core Web Vitals mesurés sur vos vrais visiteurs. Si vous ne l'avez pas encore installée, faites-le avant tout le reste et attendez quelques jours que les données remontent.
Un logiciel à installer sur votre ordinateur qui parcourt votre site page par page, comme le ferait un robot. Il sort en quelques minutes vos codes 404, vos redirections en chaîne, vos titles dupliqués, vos images sans texte alternatif. La version gratuite s'arrête à 500 URL par exploration, ce qui couvre la très grande majorité des sites de PME.
L'outil de Google pour la vitesse. Il affiche deux blocs qu'on confond souvent : les données de terrain, mesurées sur de vrais visiteurs des 28 derniers jours, et les données de laboratoire, simulées. Ce sont les premières qui comptent pour votre référencement.
Le plus sous-estimé. Il sert à voir votre site et vos résultats de recherche sans votre historique, sans votre session admin et sans le cache qui vous montre une version que personne d'autre ne voit. C'est aussi là que vous ferez la passe consacrée aux IA.
Un cinquième outil est utile mais optionnel : un explorateur de liens entrants comme Ahrefs Webmaster Tools ou Bing Webmaster Tools, tous deux gratuits après vérification de la propriété du site. Le rapport « Liens » de la Search Console suffit largement pour un premier audit.
Les six passes de l'audit, dans l'ordre
L'ordre n'est pas décoratif. Il ne sert à rien de peaufiner vos balises title sur des pages que Google n'indexe pas, ni de travailler votre visibilité dans les IA si votre site met huit secondes à s'afficher. Chaque passe suppose que la précédente est propre.
Google voit-il vos pages ?
Objectif : savoir combien de vos pages utiles sont réellement dans l'index, et pourquoi les autres n'y sont pas.
Direction Search Console, rapport Indexation des pages. Vous y voyez deux nombres : les pages indexées et les pages non indexées, avec le motif pour chacune. Ce sont les motifs qui vous intéressent, pas le total.
Les quatre que vous rencontrerez le plus souvent :
- « Détectée, actuellement non indexée » : Google connaît l'URL mais n'a pas jugé utile de venir la chercher. Signal typique d'un contenu jugé faible ou d'un site peu sollicité.
- « Explorée, actuellement non indexée » : il est venu, il a lu, il n'a pas gardé. C'est un problème de qualité ou de duplication, pas un problème technique.
- « Exclue par la balise noindex » : normal sur vos pages de remerciement ou vos mentions légales, alarmant sur une page de service.
- « Autre page avec balise canonique correcte » : Google a décidé qu'une autre URL faisait mieux le travail. Vérifiez laquelle, c'est souvent une variante avec paramètres.
Ouvrez ensuite votre robots.txt en tapant votre-domaine.be/robots.txt dans le navigateur. Vous cherchez une seule chose : une ligne Disallow: / sous User-agent: *. Elle bloque tout le site. Ça arrive plus souvent qu'on ne croit, généralement après une mise en ligne où la case « décourager les moteurs de recherche » de WordPress est restée cochée.
Terminez par l'inspection de trois URL clés (votre page d'accueil, votre page de service la plus rentable, un article récent) avec l'outil d'inspection d'URL de la Search Console. Il vous dit page par page si elle est indexée, quand elle a été explorée, et quelle version Google a retenue.
Le socle technique tient-il la route ?
Objectif : éliminer les frottements qui font perdre des positions sans que rien ne paraisse cassé.
Lancez Screaming Frog sur votre domaine et laissez-le finir. Vous allez surtout regarder trois onglets.
Response Codes. Filtrez sur les 404 : ce sont des liens internes qui pointent vers des pages disparues. Filtrez sur les 301 et vérifiez qu'aucune ne mène à une autre 301. Une chaîne de deux ou trois redirections dilue le signal et ralentit le chargement. Chaque lien interne devrait pointer directement vers l'URL finale.
Page Titles et Meta Description. Colonne « Duplicate » : deux pages avec le même title, ce sont deux pages qui se disputent la même requête. Vous traiterez ça en passe 3, notez-les.
Images. Colonne « Missing Alt Text ». Le texte alternatif sert à l'accessibilité d'abord, au référencement image ensuite. Sur un site de PME, c'est typiquement une correction de deux heures qui traîne depuis trois ans.
Passez ensuite à la vitesse. Dans la Search Console, le rapport Signaux web essentiels vous donne l'état de vos pages sur données réelles. Les trois seuils publiés par Google pour une expérience jugée bonne, mesurés au 75e centile de vos visites :
| Indicateur | Ce qu'il mesure | Seuil « bon » |
|---|---|---|
| LCP | Le temps avant l'affichage du plus gros élément visible | 2,5 secondes ou moins |
| INP | Le délai de réaction du site quand on clique ou on tape | 200 millisecondes ou moins |
| CLS | Les sauts de mise en page pendant le chargement | 0,1 ou moins |
Sur un site WordPress de PME, le LCP se joue presque toujours sur l'image de la bannière d'accueil : mal compressée, servie en pleine résolution, chargée en différé alors qu'elle est visible immédiatement. Le CLS, lui, vient neuf fois sur dix des bandeaux de cookies et des polices web qui s'affichent après le texte.
Vérifiez enfin qu'une seule version de votre site répond. Tapez à la main les quatre variantes (avec et sans www, en http et en https) : les trois autres doivent rediriger en 301 vers celle que vous avez choisie. Si deux versions répondent en 200, Google voit deux sites.
Le contenu répond-il à la bonne question ?
Objectif : trouver les pages qui sont à deux doigts de percer, et celles qui pèsent sans rien rapporter.
C'est la passe la plus rentable, et elle se fait presque entièrement dans un export de la Search Console. Rapport Performances, période de trois mois, puis exportez le tableau des requêtes et celui des pages.
Cherchez d'abord vos positions 5 à 15. Ce sont des requêtes pour lesquelles Google vous considère déjà comme pertinent, mais vous placez en bas de première page ou en haut de deuxième. Personne ne vous y voit. Un titre retravaillé, deux paragraphes ajoutés qui répondent vraiment à la question, trois liens internes venant de pages proches, et vous gagnez souvent quelques rangs. C'est le meilleur rapport effort/résultat de tout l'audit.
Traquez ensuite la cannibalisation. Triez votre export par requête et cherchez les cas où deux URL différentes remontent sur le même terme. Vos deux pages se font concurrence, Google hésite, aucune des deux ne s'installe. La correction consiste à choisir la page qui doit gagner, à rediriger l'autre ou à la réorienter vers un angle différent, et à faire pointer les liens internes vers la gagnante.
Repérez enfin les pages mortes. Zéro impression sur trois mois, ce n'est pas une page qui a besoin d'un coup de pouce, c'est une page qui n'existe pour personne. Trois issues : la fusionner avec une page proche, la réécrire complètement, ou la supprimer en redirigeant vers la page la plus voisine.
Pour chaque page importante, vérifiez ensuite quatre éléments à l'œil nu :
- Le title : unique, autour de 55 à 60 caractères pour éviter la coupure dans les résultats, avec le mot-clé principal placé tôt.
- La meta description : elle ne vous fait pas monter, mais elle décide si on clique sur vous plutôt que sur le résultat du dessus.
- Un seul H1, suivi d'une hiérarchie H2/H3 cohérente. Un H2 utilisé pour grossir un texte, c'est un plan de page faussé.
- Le format contre l'intention : tapez votre mot-clé dans une fenêtre privée et regardez ce que Google affiche. Si la première page ne contient que des comparatifs et que vous proposez une page de vente, le problème n'est pas votre texte, c'est votre format.
Si vous voulez la méthode complète côté rédaction, elle est détaillée dans notre guide pour rédiger un article SEO. Et si vous voulez savoir à quoi ressemblent les fautes les plus fréquentes sur les sites de PME, la liste est dans les 12 erreurs SEO qui coûtent des positions.
Vos pages sont-elles reliées entre elles ?
Objectif : vérifier que la popularité circule à l'intérieur du site, et savoir qui parle de vous à l'extérieur.
Le maillage interne est le levier le plus négligé par les PME, alors qu'il ne dépend que de vous et ne coûte rien. Trois contrôles suffisent.
Les pages orphelines. Ce sont des pages qui existent dans votre sitemap mais vers lesquelles aucun lien du site ne pointe. Screaming Frog les liste si vous connectez votre sitemap à l'exploration. Une page orpheline reçoit zéro popularité interne : elle démarre le combat avec un bras dans le dos.
La profondeur de clic. Dans Screaming Frog, colonne « Crawl Depth ». Vos pages commerciales doivent être à trois clics maximum de la page d'accueil. Au-delà, Google les explore moins souvent et leur accorde moins d'importance.
Les ancres. Un lien interne intitulé « cliquez ici » ou « en savoir plus » ne transmet aucune information. L'ancre doit décrire la page d'arrivée. C'est un détail de rédaction, avec un effet réel.
Côté liens entrants, ouvrez le rapport Liens de la Search Console. Vous y trouvez les sites qui pointent vers vous et les pages les plus liées. Pour une PME, l'objectif n'est pas le volume : c'est d'avoir quelques liens depuis des sites réellement liés à votre activité ou à votre région. Un lien depuis la fédération de votre secteur ou depuis le site d'un client qui mentionne votre travail vaut cinquante annuaires génériques.
Êtes-vous visible dans votre zone ?
Objectif : contrôler tout ce qui décide de votre place dans le bloc de trois entreprises affiché sur la carte.
Si vos clients sont à moins de cinquante kilomètres, cette passe pèse souvent plus lourd que les quatre précédentes réunies. Le bloc local, ces trois fiches avec la carte, capte une large part des clics sur les recherches du type « plombier Liège » ou « garagiste près de moi ». Et il ne se travaille pas comme le reste.
Cinq contrôles, tous gratuits :
- La fiche Google Business Profile : catégorie principale exacte, horaires à jour, zone desservie, description, photos de moins de six mois. Une fiche incomplète ne sort pas.
- La cohérence du NAP : nom, adresse, téléphone strictement identiques sur votre site, votre fiche et les annuaires où vous êtes listé. « Avenue des Tilleuls 12B » et « Avenue des Tilleuls 12 B » sont deux adresses différentes pour un algorithme.
- Les avis : leur nombre, leur fraîcheur, et surtout le fait que vous y répondiez. Un profil sans réponse aux avis donne l'impression d'une entreprise absente.
- Une page par zone si vous couvrez plusieurs villes, avec un contenu réellement différent. Dupliquer la même page en changeant le nom de la ville ne fonctionne plus depuis longtemps.
- Le balisage LocalBusiness sur votre site, avec les mêmes coordonnées que la fiche.
Le détail de chaque point est dans notre guide sur la fiche Google Business Profile, et la mécanique de sélection du bloc de trois est expliquée dans l'article consacré au pack local.
Que disent les IA quand on parle de vous ?
Objectif : mesurer une visibilité que votre Search Console ne compte pas, et qui pèse de plus en plus dans les recherches d'information.
Aucun audit publié il y a trois ans ne contenait cette passe. Aujourd'hui, une partie de vos futurs clients commence sa recherche dans ChatGPT, Perplexity ou dans les réponses générées en haut de Google, et ces réponses citent des sources. Si vous n'y êtes jamais, vous perdez une visibilité qui n'apparaît dans aucun de vos tableaux de bord.
Le test tient en quinze minutes. En navigation privée, posez à deux ou trois assistants les questions qu'un prospect poserait : « quelle entreprise choisir pour tel besoin à Liège », « combien coûte telle prestation en Belgique », « comment faire telle chose ». Notez trois choses : êtes-vous cité, quelles sources sont citées à votre place, et les informations données sur votre secteur sont-elles justes.
Ce que ces moteurs privilégient, dans notre expérience et d'après ce que les éditeurs observent depuis deux ans : des pages qui répondent à la question dès les premières lignes, des chiffres datés et attribués plutôt que des affirmations vagues, un auteur identifiable, et des mentions de votre entreprise ailleurs que sur votre propre site. Autrement dit, à peu près l'inverse d'une page de vente.
Nous avons détaillé la méthode complète dans l'article sur la façon d'apparaître dans ChatGPT. Si le sujet devient central pour vous, c'est aussi ce que couvre notre offre de référencement IA.
La checklist des 38 points, à cocher maintenant
Passez la checklist site sous les yeux. Cochez ce qui est en ordre chez vous, laissez décoché ce qui ne l'est pas ou ce que vous n'avez pas vérifié. Le compteur en bas vous donne votre état des lieux et les passes à traiter en priorité. Rien n'est enregistré ni envoyé : tout se passe dans votre navigateur.
Checklist d'audit SEO
38 points de contrôle répartis sur les six passes.
0 / 38
Vos passes prioritaires :
Cet état des lieux n'est pas une note de performance : c'est un décompte de ce que vous avez vérifié. Un site à 38/38 peut très bien manquer de contenu ou de notoriété, deux choses qu'aucune checklist ne mesure.
Trier les constats : impact contre effort
À ce stade, votre tableur contient probablement entre vingt et cinquante lignes. Vous n'allez pas tout traiter, et surtout pas dans l'ordre où vous l'avez trouvé. Croisez deux critères, l'impact attendu sur votre visibilité et l'effort nécessaire, et quatre familles apparaissent.
Un repère de terrain : si vous ne pouvez traiter que cinq lignes ce mois-ci, prenez les cinq du premier quadrant, et laissez le reste. Le SEO récompense la régularité bien plus que les grandes opérations annuelles.
Le modèle de rapport d'audit à copier
Voici la structure exacte que nous utilisons. Créez un onglet dans votre tableur, reprenez ces neuf colonnes, une ligne par constat. Les trois lignes d'exemple montrent le niveau de précision attendu : un constat qui ne dit pas où et combien n'est pas exploitable dans trois mois.
| Passe | Constat (où, combien) | Cause probable | Gravité | Impact | Effort | Action à mener | Qui | Statut |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 14 pages de service sur 18 non indexées, motif « Explorée, actuellement non indexée » | Contenu quasi identique d'une ville à l'autre | Bloquante | Fort | Élevé | Réécrire 4 pages pilotes avec contenu propre, mesurer à 6 semaines | Interne | À faire |
| 2 | LCP à 4,1 s sur mobile sur l'accueil et les 3 pages de service | Image de bannière en PNG de 2,4 Mo | Majeure | Fort | Faible | Convertir en WebP, servir en 1600 px, retirer le lazy load sur l'image visible | Interne | À faire |
| 3 | 2 pages en concurrence sur « nom du service + ville », positions 11 et 19 | Ancien article jamais redirigé | Moyenne | Moyen | Faible | 301 de l'article vers la page de service, recâbler 6 liens internes | Interne | En cours |
Trois conventions qui rendent le document utilisable : une gravité sur trois niveaux seulement (bloquante, majeure, mineure), un impact et un effort sur trois niveaux également, et une colonne statut qui ne prend que trois valeurs. Plus de nuances, et personne ne remplit le tableau au bout de deux semaines.
Ajoutez en haut de l'onglet trois cellules de contexte : la date de l'audit, la période de données observée dans la Search Console, et vos trois pages les plus stratégiques. Au prochain audit, vous saurez ce que vous compariez.
À quelle fréquence recommencer
Un audit complet ne se refait pas tous les mois, ce serait du temps perdu. Le rythme qui fonctionne chez les PME que nous suivons tient en trois niveaux :
- Un contrôle de quinze minutes chaque mois : rapport d'indexation, Signaux web essentiels, et les requêtes qui ont bougé de plus de trois positions. Vous repérez un accident en quelques semaines au lieu de six mois.
- Un audit complet deux fois par an, avec ces six passes et le tableau. C'est aussi le moment de vérifier ce que vous aviez décidé de ne pas faire au précédent, et si cette décision tient toujours.
- Un audit immédiat après tout changement structurel : refonte, changement d'hébergeur, migration de nom de domaine, changement de thème, passage à un nouveau constructeur de pages. C'est là que les accidents d'indexation se produisent, et ils se voient rarement à l'œil nu.
Ces fréquences sont des recommandations issues de notre pratique, pas des règles publiées par Google.
Où s'arrête l'audit maison
Tout ce qui précède est à votre portée. Il y a pourtant trois moments où continuer seul devient contre-productif.
Quand le volume dépasse l'outillage gratuit. Au-delà de quelques centaines d'URL, l'exploration gratuite ne suffit plus et le tri manuel des exports devient un métier. Un site e-commerce avec des filtres génère des milliers d'URL combinatoires qu'aucun tableur ne rend lisibles.
Quand le diagnostic touche au code. Rendu JavaScript, balisage structuré cassé, gestion des paramètres d'URL, arbitrage entre plusieurs extensions qui se contredisent : le constat est à votre portée, la correction demande quelqu'un qui sait ce qu'il touche.
Quand vous êtes juge et partie. C'est le plus fréquent. Auditer un site qu'on a construit soi-même, c'est chercher des défauts à ses propres choix. Un regard extérieur ne trouve pas des choses plus compliquées, il trouve les choses que vous avez cessé de voir.
Si vous en arrivez là, deux lectures avant de signer quoi que ce soit : comment reconnaître une bonne agence SEO, pour savoir quelles questions poser, et combien coûte le SEO en Belgique, pour arriver avec un ordre de grandeur en tête. Un prestataire qui refuse de vous montrer sa méthode d'audit vous vendra un rapport, pas des positions.
Les questions qu'on nous pose sur l'audit SEO
Peut-on vraiment faire son audit SEO soi-même ?
Oui, pour l'essentiel. Les six passes de cet article se font avec des outils gratuits et ne demandent aucune compétence technique particulière, sauf pour la passe 2 où certaines corrections dépassent l'utilisateur moyen de WordPress. Ce que vous ne pourrez pas faire seul, c'est l'analyse concurrentielle fine et l'audit d'un site à plusieurs milliers d'URL.
Combien de temps prend un audit SEO complet ?
Pour un site de PME d'une trentaine de pages, comptez deux à quatre heures la première fois, une heure et demie les fois suivantes puisque vous saurez où regarder. La rédaction du plan d'action prend une demi-heure de plus. C'est une estimation issue de notre pratique, elle varie surtout avec le nombre de pages.
Quels sont les grands piliers du SEO ?
On les résume traditionnellement en trois : la technique, qui permet à Google d'accéder à vos pages et de les comprendre ; le contenu, qui décide si vous méritez la position ; et la popularité, c'est-à-dire les liens et les mentions qui pointent vers vous. Pour une entreprise locale, il faut y ajouter un quatrième pilier, la présence locale, dont la fiche Google Business est le centre.
Les audits SEO gratuits en ligne servent-ils à quelque chose ?
Ils servent à repérer quelques anomalies techniques évidentes en trente secondes, et c'est tout. Ils ne savent rien de votre marché, de vos concurrents, de la rentabilité de vos pages ni de votre intention commerciale. Un score sur 100 n'est pas un diagnostic, et il est souvent calibré pour vous inquiéter juste assez pour que vous laissiez votre e-mail.
Faut-il faire l'audit avant ou après avoir lancé des campagnes payantes ?
Avant, si votre site est le point d'arrivée de ces campagnes : payer pour envoyer du trafic sur des pages lentes ou mal structurées revient à arroser un seau percé. La question du dosage entre les deux canaux est traitée dans notre comparatif SEO ou SEA, et l'équivalent de cet article côté publicité existe aussi : l'audit d'un compte Google Ads.
Comment savoir si mon audit a servi à quelque chose ?
En fixant vos repères avant de corriger : nombre de pages indexées, impressions et clics sur trois mois, positions moyennes sur vos dix requêtes prioritaires. Vous les relevez le jour de l'audit, vous les reprenez huit à douze semaines plus tard. Encore faut-il que votre mesure soit fiable, ce qui suppose une installation propre : c'est l'objet de notre audit Google Analytics 4.
Un audit vaut ce qu'on en fait le lundi suivant
Six passes, un tableau, un ordre de passage. La partie difficile n'est pas de trouver les problèmes : en deux heures vous en aurez trente. La partie difficile est de n'en traiter que cinq, les bons, et de recommencer le mois d'après.
Si vous ne deviez retenir qu'une chose : commencez toujours par l'indexation. Tant que Google ne garde pas vos pages, tout le reste est décoratif.
Envie d'un deuxième regard sur votre site ?
Envoyez-nous l'adresse de votre site : nous le passons dans ces six passes et nous vous renvoyons les trois corrections qui comptent chez vous, avec l'impact attendu. Gratuit et sans engagement.
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Sources et provenance des chiffres : les seuils des Signaux web essentiels (LCP 2,5 s, INP 200 ms, CLS 0,1, évalués au 75e centile) sont ceux publiés par Google sur web.dev et repris dans la documentation Google Search Central. La limite de 500 URL de la version gratuite de l'explorateur est celle annoncée par Screaming Frog. Les libellés des motifs de non-indexation sont ceux de la documentation du rapport d'indexation des pages de la Search Console. Tout le reste relève soit de repères de travail issus de nos accompagnements de PME wallonnes (le seuil de 70 % de pages indexées, la profondeur de trois clics, la durée d'un audit, les fréquences recommandées, la répartition des 38 points de contrôle), soit d'arbitrages de méthode que vous pouvez adapter. Ce sont des recommandations, pas des données mesurées.




